Les missions du poste

Établissement : Université de Montpellier École doctorale : Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé Laboratoire de recherche : IGF - Institut de Génomique Fonctionnelle Direction de la thèse : Amaury FRANCOIS ORCID 0000000311717974 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59 Le toucher est bien plus qu'un simple sens discriminatif permettant d'identifier la texture ou la forme des objets. Il possède une dimension émotionnelle et sociale fondamentale pour le développement des individus et la cohésion des groupes. Au coeur de cette perception se trouvent les C-low threshold mechanoreceptors (C-LTMRs). Ces fibres afférentes non myélinisées, situées dans la peau poilue, sont spécifiquement activées par des stimuli mécaniques lents et doux, tels que la caresse.
Les données préliminaires de notre laboratoire révèlent que leur activation recrute préférentiellement des structures du système limbique, telles que l'amygdale, le noyau accumbens et le cortex insulaire, impliquées dans la récompense et la valence émotionnelle. De manière cruciale, nos recherches ont mis en lumière un dimorphisme sexuel marqué dans les schémas d'activation cérébrale, suggérant que le 'codage' de la caresse diffère fondamentalement entre les mâles et les femelles.

Problématique et Objectifs
L'objectif central de cette thèse est de décrypter les mécanismes cellulaires et moléculaires qui sous-tendent ces différences liées au sexe. Nous poserons l'hypothèse que ce dimorphisme repose sur une interaction complexe entre le câblage neuronal, l'influence des hormones et la modulation par les systèmes neuromodulateurs (monoamines et opioïdes).

Axe 1 : Cartographie fonctionnelle et anatomique
Le premier volet visera à établir une carte précise des projections des C-LTMRs. En utilisant des approches de traçage viral sélectif et d'optogénétique, nous identifierons si les cibles post-synaptiques dans la moelle épinière et les relais thalamiques diffèrent selon le sexe. L'utilisation de souris transgéniques permettra d'activer spécifiquement les C-LTMRs pour observer, via l'imagerie calcique in vivo ou le marquage de gènes précoces (c-Fos), les réseaux de neurones activés lors d'une caresse simulée.
Axe 2 : Modulation hormonale et neurochimique
Le coeur de la thèse explorera l'influence des hormones sexuelles (estradiol, progestérone, testostérone). Nous évaluerons comment le cycle oestral chez la femelle ou les niveaux de testostérone chez le mâle modulent la sensibilité des circuits limbiques impliqués dans l'intégration du toucher. Parallèlement, nous porterons une attention particulière au système opioïdérgique. Le toucher affectif déclenche normalement la libération d'endorphines ; nous chercherons à savoir si la densité des récepteurs opioïdes ou l'efficacité de cette libération est sexe-dépendante, expliquant ainsi des variations dans l'effet anxiolytique du toucher.
Axe 3 : Comportement et Valence Émotionnelle
Enfin, nous lierons ces mécanismes à des tests comportementaux rigoureux. Par différents tests de motivation, récompense et comportements sociaux, nous quantifierons la valeur renforçante de la caresse. L'objectif est de corréler la force de l'activation du système de récompense avec les signatures moléculaires identifiées précédemment.

Impacts et Perspectives
La compréhension du dimorphisme sexuel dans le toucher affectif est une étape clé pour la médecine personnalisée. De nombreuses pathologies psychiatriques présentent des altérations du contact social et des prévalences liées au sexe :
Troubles du Spectre Autistique (TSA) : Souvent associés à une hypersensibilité tactile.
Dépression et Anxiété : Où le toucher social ne joue plus son rôle régulateur d'ocytocine et de confort.
En identifiant les acteurs moléculaires (hormones, monoamines) responsables de cette intégration, ces travaux pourraient ouvrir la voie à de nouvelles stratégies de neuromodulation thérapeutique ou à des approches pharmacologiques différenciées pour traiter les troubles de l'interaction sociale.
Le toucher est bien plus qu'un simple sens discriminatif permettant d'identifier la texture ou la forme des objets. Il possède une dimension émotionnelle et sociale fondamentale pour le développement des individus et la cohésion des groupes. Au coeur de cette perception se trouvent les C-low threshold mechanoreceptors (C-LTMRs). Ces fibres afférentes non myélinisées, situées dans la peau poilue, sont spécifiquement activées par des stimuli mécaniques lents et doux, tels que la caresse.
Alors que le système somatosensoriel classique (fibres Abeta) projette vers le cortex somatosensoriel pour un traitement spatial et temporel, les C-LTMRs sont les sentinelles du 'toucher social'. Les données préliminaires de notre laboratoire révèlent que leur activation recrute préférentiellement des structures du système limbique, telles que l'amygdale, le noyau accumbens et le cortex insulaire, impliquées dans la récompense et la valence émotionnelle. De manière cruciale, nos recherches ont mis en lumière un dimorphisme sexuel marqué dans les schémas d'activation cérébrale, suggérant que le 'codage' de la caresse diffère fondamentalement entre les mâles et les femelles. L'objectif central de cette thèse est de décrypter les mécanismes cellulaires et moléculaires qui sous-tendent ces différences liées au sexe. Nous poserons l'hypothèse que ce dimorphisme repose sur une interaction complexe entre le câblage neuronal, l'influence des hormones stéroïdiennes et la modulation par les systèmes neuromodulateurs (monoamines et opioïdes). Axe 1 : Cartographie fonctionnelle et anatomique
Le premier volet visera à établir une carte précise des projections des C-LTMRs. En utilisant des approches de traçage viral sélectif et d'optogénétique, nous identifierons si les cibles post-synaptiques dans la moelle épinière et les relais thalamiques diffèrent selon le sexe. L'utilisation de souris transgéniques permettra d'activer spécifiquement les C-LTMRs pour observer, via l'imagerie calcique in vivo ou le marquage de gènes précoces (c-Fos), les réseaux de neurones activés en temps réel lors d'une caresse simulée.
Axe 2 : Modulation hormonale et neurochimique
Le coeur de la thèse explorera l'influence des hormones sexuelles (estradiol, progestérone, testostérone). Nous évaluerons comment le cycle oestral chez la femelle ou les niveaux de testostérone chez le mâle modulent la sensibilité des circuits limbiques au toucher. Parallèlement, nous porterons une attention particulière au système opioïdérgique. Le toucher affectif déclenche normalement la libération d'endorphines ; nous chercherons à savoir si la densité des récepteurs opioïdes ou l'efficacité de cette libération est sexe-dépendante, expliquant ainsi des variations dans l'effet anxiolytique du toucher.
Axe 3 : Comportement et Valence Émotionnelle
Enfin, nous lierons ces mécanismes à des tests comportementaux rigoureux. Par des tests de préférence de place conditionnée (CPP) induite par le toucher, nous quantifierons la valeur renforçant de la caresse. L'objectif est de corréler la force de l'activation du système de récompense avec les signatures moléculaires identifiées précédemment.

Le profil recherché

Une forte motivation pour la recherche et les neurosciences est nécessaire. Meme si Tous les aspects expérimentaux peuvent être facilement appris sur place, des compétences de base en biologie moléculaire et neurophysiologie sont indispensables pour l'apprentissage des techniques nécessaires au projet.

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