Les missions du poste

Établissement : Université de Montpellier École doctorale : Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé Laboratoire de recherche : IGF - Institut de Génomique Fonctionnelle Direction de la thèse : Amaury FRANCOIS ORCID 0000000311717974 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59 Les troubles du spectre de l'autisme (TSA) sont souvent associés à une dysrégulation du système immunitaire, incluant une inflammation chronique de bas grade. Si les mécanismes centraux ont été largement étudiés, des travaux récents suggèrent que la peau, en tant qu'organe immunologiquement actif et interface avec les neurones sensoriels du toucher, pourrait également participer à cette composante inflammatoire. Parmi les médiateurs clés, l'interleukine-1 bêta (IL-1) joue un rôle central dans l'activation de la réponse inflammatoire.

Ce projet de thèse a pour objectif d'explorer l'expression de l'IL-1 dans la peau, chez un modèle murin unique permettant de suivre l'expression et l'activation de l'IL-1 in vivo et in vitro, croisé avec un modèle de TSA.
Les principales étapes du projet incluront :

la quantification de l'IL-1 (ARN et protéine) dans la peau par qPCR, ELISA et immunohistochimie, suivant plusieurs challenge cutanée

l'analyse des corrélations entre expression cutanée de l'IL-1 et d'autres marqueurs inflammatoires (IL-6, TNF, etc.),

l'évaluation d'un lien potentiel entre inflammation cutanée et l'altération des neurones somatosensorielle impliqué dans le toucher, souvent rapportées chez les personnes autistes.

Ce travail contribuera à mieux comprendre la contribution périphérique, et en particulier cutanée, à la physiopathologie des TSA, et à identifier de nouvelles pistes de recherche sur l'axe peau-cerveau dans les troubles neurodéveloppementaux.
Le Trouble du Spectre Autistique (TSA), touchant environ 1 % de la population, est un trouble neurodéveloppemental caractérisé par des altérations de la communication sociale et des comportements répétitifs, souvent associés à des anomalies sensorielles. Jusqu'à 95 % des enfants atteints de TSA présentent un traitement atypique du toucher, et de nombreux patients développent des troubles cutanés tels que la dermatite atopique ou l'eczéma [PMID : 1743684, 33794998, 39860475]. Ces manifestations semblent liées à des interactions complexes entre anomalies somatosensorielles et altérations immunitaires. En effet, les TSA s'accompagnent de dysfonctionnements de l'immunité innée, d'activation microgliale et d'inflammation périphérique, modifiant la régulation des mastocytes, macrophages et lymphocytes T, perturbant l'homéostasie cutanée. Le système nerveux périphérique, loin d'être un simple relai, régule également ces réponses immunes locales via les fibres sensorielles cutanées [PMID : 36494048, 40324383]. Ces interactions neuroimmunes pourraient expliquer l'émergence de phénotypes cutanés spécifiques, comme les démangeaisons, chez les individus atteints de TSA. Cependant, les mécanismes liant prurit (sensation de démangeaison de la peau) et TSA restent encore peu explorés. Leur compréhension pourrait ouvrir de nouvelles pistes thérapeutiques pour améliorer la qualité de vie des patients tout en approfondissant notre connaissance des interactions neuroimmunes.

Le profil recherché

Une forte motivation pour la recherche et les neurosciences est nécessaire. Meme si Tous les aspects expérimentaux peuvent être facilement appris sur place, des compétences de base en biologie moléculaire et neurophysiologie sont indispensables pour l'apprentissage des techniques nécessaires au projet.

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