Les missions du poste

Établissement : Université de Montpellier École doctorale : Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé Laboratoire de recherche : IGF - Institut de Génomique Fonctionnelle Direction de la thèse : Freddy JEANNETEAU ORCID 0000000296062892 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59 Les troubles de stress post-traumatique (SSPT) sont très courants et entraînent d'énormes coûts sociétaux dont les tendances sont à la hausse. Les stratégies de référence contre le SSPT se concentrent sur l'extinction des souvenirs traumatiques, dont la réminiscence par thérapie cognitive entraîne des taux d'abandon considérables : revisiter les souvenirs associés au trauma est une expérience aversive qui ne convient pas toujours aux patients. De manière innovante, des approches émergentes visent à utiliser l'induction d'émotions positives pour accroître l'accès à des valeurs de bien-être, engager des comportements positifs et améliorer l'humeur des sujets. Pourtant, cette approche est mal caractérisée et controversée, car il apparait que des événements positifs liés au trauma peuvent aussi consolider l'aversion. Cela soulève une question majeure : Est-ce que revisiter des souvenirs positifs masque/concurrence les mécanismes du SSPT, et quelle est leur efficacité dans le traitement du SSPT? Afin de répondre à ces questions, nous proposons d'étudier les circuits neuronaux - engrammes -sous-jacents aux souvenirs positifs ou négatifs dans un modèle murin. Nous proposons d'utiliser la technique de marquage génétique pour contrôler à distance l'engramme codant une mémoire positive dans le SSPT expérimental. Nous comparerons l'efficacité de la réduction de l'expression de la peur en activant les engrammes codant pour une mémoire positive par rapport à ceux codant pour une mémoire négative responsable du SSPT. Nous étudierons les intersections anatomiques et fonctionnelles entre ces réseaux pour trouver des cellules et molécules pouvant servir de leviers qui réduiraient le trauma. Ainsi, ce projet de recherche fondamental vise à comprendre l'importance des engrammes positifs dans la minoration du SSPT. Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) affecte des millions de personnes dans le monde et génère un coût sociétal élevé. Les thérapies cognitives traditionnelles présentent un fort taux d'abandon car elles nécessitent de revisiter les souvenirs traumatiques, et les traitements pharmacologiques sont souvent insuffisants. Le TSPT se caractérise par des souvenirs de peur persistants, une amnésie contextuelle et un accès réduit aux émotions positives. L'activation de souvenirs autobiographiques positifs pourrait constituer une approche innovante, en mobilisant les réseaux neuronaux associés aux émotions positives pour inhiber le réseau de la peur, renforcer la résilience et réduire la sévérité du TSPT. - Renforcer la résilience face au TSPT expérimental en utilisant la technique des souvenirs positifs dans des modèles animaux (observation de la peur).
- Identifier et caractériser les « hubs » neuronaux où les réseaux d'émotion positive et de peur interagissent de manière compétitive.
- Déterminer les composants neuronaux et moléculaires minimaux capables de supprimer l'activité du réseau de la peur via l'activation des souvenirs positifs. - Modèles animaux : Souris FosTRAP2 avec outils pharmacogénétiques DREADD pour marquer et manipuler les neurones codant la peur ou les souvenirs sociaux positifs.
- Paradigmes comportementaux : Conditionnement à la peur direct et observationnel ; mesures de l'immobilité, de l'anxiété, de la locomotion et de l'affect positif.
- Cartographie des circuits : Marquage cérébral par c-Fos, photométrie calcique in vivo multi-sites, et électrophysiologie ex vivo pour identifier les hubs compétitifs.
- Études moléculaires : Mise au point sur les neurones à oxytocine et autres peptides modulant la résilience.
- Proteomique : Identification de cibles et marqueurs dans le type cellulaire des hubs competitifs.
- Conception expérimentale : Analyse des deux sexes, conditions de contrôle multiples, validation des outils DREADD/Optogenetique et photométrie.

Le profil recherché

- Formation solide en neurosciences, biologie moléculaire, neurophysiologie ou psychologie expérimentale.
- Connaissances en circuits neuronaux de la peur et des émotions, plasticité synaptique et neuropeptides (ex. oxytocine).
- Expérience en techniques expérimentales sur modèles animaux, idéalement avec des rongeurs et des paradigmes de stress ou de conditionnement.
- Maîtrise des approches optogénétiques, pharmacogénétiques (DREADD), photométrie calcique et/ou cartographie cérébrale (c-Fos, TRAP2).
- Compétences en analyses comportementales (peur, anxiété, affect positif), statistiques et traitement de données multi-sources.
- Capacité à travailler en équipe, esprit critique, autonomie et rigueur scientifique.
- Motivation pour la recherche translationnelle, combinant neurobiologie fondamentale et applications potentielles pour la thérapie du TSPT.

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