Les missions du poste

Établissement : Université de Montpellier École doctorale : Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé Laboratoire de recherche : LPHI - Laboratory of Pathogens and Host Immunity Direction de la thèse : Ana Rita GOMES ORCID 0000000176848815 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59 Le paludisme, causé par Plasmodium falciparum, reste l'une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde, avec un demimillion de décès par an. La montée rapide de la résistance aux médicaments, y compris aux dérivés de l'artémisinine, souligne l'urgence de développer de nouvelles stratégies antipaludiques ciblant des aspects spécifiques de la biologie du parasite. Une caractéristique déterminante de Plasmodium est sa capacité proliférative extraordinaire, portée par des modes de division cellulaire non conventionnels qui diffèrent nettement de ceux des eucaryotes modèles, offrant une opportunité unique d'identifier des vulnérabilités propres au parasite. Malgré cela, les mécanismes régulateurs qui contrôlent la réplication de l'ADN et la progression de la phase S chez P. falciparum restent mal compris.

Nous visons à révolutionner notre compréhension de la réplication de l'ADN de P. falciparum en produisant (i) la première cartographie exhaustive de la machinerie réplicative du parasite au cours de la schizogonie, grâce à l'analyse d'interactome, et (ii) un schéma intégré des principaux régulateurs de la réplication dans différentes conditions, telles que l'initiation de la phase S, le stress réplicatif et la reprise après stress. En tirant parti de protéomiques de pointe et de la biologie des systèmes, ce projet élucidera comment les parasites du paludisme coordonnent la progression de la phase S, répondent aux lésions de l'ADN et reprennent la réplication après un arrêt.

Le projet aboutira à un modèle prédictif et testable de la régulation de la phase S et de la réponse au stress de l'ADN chez Plasmodium, révélant des noeuds régulateurs qui constituent des cibles thérapeutiques prometteuses. En tant que première étude de ce type, il établira un cadre unifié de contrôle du cycle cellulaire du parasite et fera progresser de manière majeure notre compréhension de sa biologie unique.

Au-delà des découvertes fondamentales, ce schéma intégré mettra en lumière des mécanismes et vulnérabilités critiques, spécifiques au parasite, fournissant ainsi une base pour le développement de thérapies antipaludiques de nouvelle génération visant à perturber la prolifération implacable du parasite. https://lphi.umontpellier.fr/research-teams/molecular-approaches-to-new-antimalarial-strategies/gomes/

Le profil recherché

Le profil recherché est celui d'un·e candidat·e titulaire (ou en cours d'obtention) d'un master 2 en biologie, biologie cellulaire ou bioinformatique, avec une solide formation en biologie moléculaire, microbiologie, proteomique ou analyses de données.

Nous attendons du/de la doctorant·e une forte motivation pour la recherche fondamentale, une réelle capacité d'autonomie et d'organisation, ainsi qu'un bon esprit d'équipe. Des compétences en communication scientifique, à l'oral comme à l'écrit en anglais, ainsi qu'un esprit d'analyse et de synthèse sont également recherchés.

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L’emploi par métier dans le domaine Biotechnologie à Montpellier