Les missions du poste

Établissement : Université de Montpellier École doctorale : Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé Laboratoire de recherche : IRCM - Institut de Recherche en Cancérologie de Montpellier Direction de la thèse : Muriel BRENGUES ORCID 0009000391789894 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59 Le cancer de la prostate représente un enjeu majeur de santé publique, notamment aux stades avancés où la résistance aux traitements constitue un défi thérapeutique central. Malgré les progrès récents, incluant l'hormonothérapie de nouvelle génération, la chimiothérapie et la radiothérapie, les modalités optimales de combinaison et de séquençage de ces traitements restent mal définies.
Ce projet de thèse vise à développer une approche préclinique intégrée afin d'optimiser les stratégies thérapeutiques combinant docétaxel, enzalutamide et radiothérapie, en étudiant leur efficacité, leur synergie et leurs mécanismes d'action dans des modèles cellulaires et in vivo de cancer de la prostate. Une attention particulière sera portée à l'identification de biomarqueurs prédictifs de réponse, notamment via des approches protéomiques ciblées.
Par ailleurs, dans une perspective de santé environnementale, ce projet intégrera un volet innovant visant à étudier l'impact des expositions chroniques à des pesticides sur la sensibilité tumorale et l'émergence de résistances aux traitements. L'hypothèse est que ces expositions pourraient moduler des voies clés telles que la signalisation du récepteur aux androgènes, la réponse aux dommages à l'ADN ou les mécanismes de survie cellulaire.
Ce travail contribuera à une meilleure compréhension des interactions entre traitements, biologie tumorale et environnement, avec pour objectif final d'améliorer la prise en charge thérapeutique et d'intégrer les enjeux de développement durable en oncologie.
Malgré des progrès thérapeutiques significatifs dans la prise en charge du cancer de la prostate oligométastatique, les combinaisons et le séquençage optimaux des traitements restent insuffisamment définis. La pratique clinique actuelle privilégie l'intensification thérapeutique, combinant l'inhibition systémique de la voie du récepteur aux androgènes, la chimiothérapie et la radiothérapie stéréotaxique dirigée sur les métastases. Les patients sont généralement maintenus sous inhibiteurs du récepteur aux androgènes tels qu'enzalutamide, tandis que l'intensification systémique par le docétaxel et la radiothérapie locale est fréquemment employée pour améliorer le contrôle de la maladie. Cependant, les effets biologiques combinés de ces stratégies multimodales et leurs interactions thérapeutiques n'ont pas été systématiquement caractérisés. Des études précliniques sur des modèles sensibles aux androgènes tels que LNCaP et VCaP permettent d'évaluer l'efficacité des traitements et d'identifier des biomarqueurs protéiques prédictifs de réponse. Par ailleurs, des données émergentes suggèrent que les expositions environnementales, notamment aux pesticides et perturbateurs endocriniens, pourraient influencer la progression du cancer de la prostate et moduler la résistance aux traitements. Comprendre ces contributions environnementales est essentiel pour développer des stratégies thérapeutiques intégrées prenant en compte à la fois la biologie tumorale et les facteurs de risque externes.

Le profil recherché

La ou le candidat(e) devra avoir une formation en biologie cellulaire/moléculaire ou pharmacie ou médecine. Sont particulièrement recherchés des profils ayant des connaissances en cancérologie et une expérience en biologie cellulaire/moléculaire (culture cellulaire, RT-qPCR, et Western blot).

Postuler sur le site du recruteur

Ces offres pourraient aussi vous correspondre.