Thèse Contribution des Polluants Environnementaux à la Maladie d'Alzheimer H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université de Montpellier École doctorale : Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé Laboratoire de recherche : INM - Institut des Neurosciences de Montpellier Direction de la thèse : Veronique PERRIER ORCID 0000000265707504 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59 La contamination de nos ressources en eau potable et de notre alimentation par des polluants environnementaux, tels que les résidus de pesticides et des dérivés de plastiques, est une question majeure de santé publique. Contrairement à la maladie de Parkinson, les effets de l'exposition des polluants environnementaux et le lien avec la maladie d'Alzheimer n'est pas clairement identifié. L'hypothèse récente est qu'une imprégnation du cerveau par les polluants environnementaux au moment du neuro-développement pourrait induire des altérations subtiles du cerveau avec des répercussions au moment du vieillissement. Pour certains individus, cette imprégnation pourrait être à l'origine de l'apparition de maladies neurodégénératives comme la maladie d'Alzheimer. Nous nous intéressons aussi aux interactions gènes-environnement, afin de comprendre si les polluants peuvent induire des troubles neurodéveloppementaux ou mnésiques chez les individus présentant des facteurs de susceptibilité génétique.
Précédemment, nous avons montré dans notre laboratoire que l'exposition à un mélange de fongicides anilinopyrimidines à faible doses chez des souris WT pendant la gestation induit des anomalies du développement du cerveau chez les nouveau-nés, perturbe le pool des progéniteurs neuraux, et conduit à l'apparition de troubles du comportement chez les jeunes animaux. Dans le cadre du projet européen « ExpoSignAlz », nous avons identifié par criblage in vitro plusieurs polluants, et parallèlement, des dosages sanguins associés à des tests cognitifs dans des cohortes humaines de vieillissement, nous ont permis d'identifier une « signature » de composés présents chez les patients atteints de maladie d'Alzheimer.
L'objectif de la thèse sera d'étudier : (i) si une exposition chronique tout au long de la vie et à faible doses des polluants identifiés peut induit une augmentation des marqueurs de la maladie d'Alzheimer et/ou de déficits cognitifs chez les souris transgéniques, modèle Alzheimer; (ii) si les souris transgéniques, modèle de la maladie d'Alzheimer (Tg AD), présentent des altérations précoces du neuro-développement ; enfin (iii) si l'imprégnation des souris Tg AD par les polluants environnementaux au moment du neuro-développement induit un phénotype développemental et aggrave les déficits cognitifs tardifs. L'impact des polluants sur les récepteurs métabotropiques du glutamate (mGluR), très impliqués dans les maladies du cerveau, sera étudié grâce à des outils innovants, les nano-anticorps, développés par notre collaborateur Dr Rondard (IGF, Montpellier).
La contamination de nos ressources en eau potable et de notre alimentation par des polluants environnementaux, tels que les résidus de pesticides et des dérivés de plastiques, est une question majeure de santé publique. Contrairement à la maladie de Parkinson, les effets de l'exposition des polluants environnementaux et le lien avec la maladie d'Alzheimer n'est pas clairement identifié. L'hypothèse récente est qu'une imprégnation du cerveau par les polluants environnementaux au moment du neuro-développement pourrait induire des altérations subtiles du cerveau avec des répercussions au moment du vieillissement. Pour certains individus, cette imprégnation pourrait être à l'origine de l'apparition de maladies neurodégénératives comme la maladie d'Alzheimer. Nous nous intéressons aussi aux interactions gènes-environnement, afin de comprendre si les polluants peuvent induire des troubles neurodéveloppementaux ou mnésiques chez les individus présentant des facteurs de susceptibilité génétique.
Précédemment, nous avons montré dans notre laboratoire que l'exposition à un mélange de fongicides anilinopyrimidines à faible doses chez des souris WT pendant la gestation induit des anomalies du développement du cerveau chez les nouveau-nés, perturbe le pool des progéniteurs neuraux, et conduit à l'apparition de troubles du comportement chez les jeunes animaux. Dans le cadre du projet européen « ExpoSignAlz », nous avons identifié par criblage in vitro plusieurs polluants, et parallèlement, des dosages sanguins associés à des tests cognitifs dans des cohortes humaines de vieillissement, nous ont permis d'identifier une « signature » de composés présents chez les patients atteints de maladie d'Alzheimer.
Comprendre le rôle des polluants identifiés à risque dans les cohortes humaines sur le neurodéveloppement, le vieillissement, et les pathologies associées, comme la maldaie d'Alzheimer en utilisant des modèles de souris transgéniques Alzheimer et WT. Nous utiliserons des modèles in vivo de contamination gestationnelle chez des animaux WT et des souris transgéniques modèle de la maladie d'Alzheimer.
Des études comportementales seront effectuées de la naissance au vieillissement pour identifier les retards des modalités sensorielles, les défauts d'interactions sociales, de motricité, d'apprentissage et de mémoire. Des analyses, biochimiques, histologiques et transcriptomiques seront effectuées.
Le profil recherché
Candidat avec un Master de Neurosciences, très motivé par la recherche et le projet.
Candidat rigoureux et travailleur
Expérience sur les animaux souhaitée, et en biochilmie/histologie.
Bonne capacité rédactionnelle et bonne aptitudes à présenter ses travaux en publique