Thèse Altérations Neuro-Glio-Vasculaires Induites par l'Inflammation dans la Dépression Éclairages Mécanistiques sur la Dysfonction de la Barrière Hémato-Encéphalique et du Plexus Choroïde H/F - Doctorat.Gouv.Fr
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Les missions du poste
Établissement : Université de Montpellier École doctorale : Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé Laboratoire de recherche : IGF - Institut de Génomique Fonctionnelle Direction de la thèse : Sara SALINAS ORCID 0000000344922093 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59 Des données de plus en plus nombreuses indiquent un rôle physiopathologique de l'inflammation dans les phases aiguës et chroniques des troubles psychiatriques majeurs. Les épisodes dépressifs majeurs (EDM), en particulier chez les patients présentant des idées et des comportements suicidaires, sont de plus en plus associés à des altérations immunitaires périphériques et centrales, ainsi qu'à des dysfonctionnements neuro-glio-vasculaires, susceptibles d'influencer l'évolution clinique. Une étude récente a mis en évidence des altérations immunitaires périphériques significatives, tant au niveau cellulaire que des facteurs solubles circulants, dans une cohorte de patients souffrant d'épisodes dépressifs majeurs, soutenant l'hypothèse selon laquelle les signatures immunitaires permettent de capturer une hétérogénéité cliniquement pertinente au sein des EDM (PMID 41053103). Compte tenu du rôle crucial des barrières cérébrales dans l'homéostasie cérébrale et de leur dysfonctionnement dans les processus neuro-inflammatoires, nous faisons l'hypothèse que les cellules immunitaires et le plasma dérivés de patients présentant un EDM peuvent altérer l'intégrité des barrières neurovasculaires, en ciblant spécifiquement la barrière hémato-encéphalique (BHE) et le plexus choroïde (PC), contribuant ainsi aux altérations neuro-inflammatoires et microvasculaires observables dans les manifestations cliniques et en neuroimagerie.
Les objectifs de ce projet de thèse seront de déterminer si les cellules mononucléées du sang périphérique (PBMCs) et le plasma dérivés de patients altèrent l'intégrité de la BHE et du PC à l'aide de modèles humains in vitro innovants disponibles au laboratoire. Il s'agira d'évaluer l'intégrité des barrières et les altérations fonctionnelles associées, notamment à travers des tests de perméabilité et des analyses de profilage moléculaire. Le projet visera également à caractériser les voies de signalisation intracellulaire ainsi que la dynamique du sécrétome induites par l'exposition à des cellules immunitaires ou à du plasma d'origine saine ou pathologique. Enfin, ce travail cherchera à identifier les sous-populations immunitaires impliquées et les mécanismes sous-jacents grâce à des approches de cytométrie en flux multiparamétrique (FACS) et de tri cellulaire.
Ce projet vise à identifier les médiateurs cellulaires et solubles reliant la dysrégulation immunitaire aux altérations neurovasculaires dans les épisodes dépressifs majeurs. En combinant immunologie translationnelle, modélisation avancée des barrières et données d'imagerie clinique, cette étude pourrait mettre en évidence des voies mécanistiques reliant l'inflammation périphérique à la dysfonction neurovasculaire centrale.
Le profil recherché
Nous recherchons un(e) candidat(e) titulaire d'un Master 2 en neurosciences, immunologie, biologie cellulaire, biologie moléculaire, ou dans un domaine connexe des sciences biomédicales. Le ou la candidat(e) devra manifester un fort intérêt pour les approches translationnelles à l'interface entre immunologie, neurosciences et psychiatrie biologique.
Une expérience préalable en culture cellulaire, en biologie moléculaire et/ou en immunologie expérimentale sera fortement appréciée. Des compétences en cytométrie en flux (FACS), en manipulation de cellules primaires (PBMCs), en modèles in vitro de barrières cellulaires ou en techniques de profilage moléculaire constitueront un atout. Une familiarité avec l'analyse et l'interprétation de données expérimentales, ainsi qu'une rigueur méthodologique et un sens critique scientifique sont attendus.
Le ou la candidat(e) devra également faire preuve d'autonomie, de motivation, d'esprit d'initiative et d'une capacité à travailler dans un environnement interdisciplinaire associant recherche fondamentale, clinique et imagerie. Une bonne maîtrise de l'anglais scientifique, à l'écrit comme à l'oral, est indispensable pour la communication des résultats et la rédaction d'articles scientifiques.
Enfin, un intérêt pour la recherche en psychiatrie biologique et les mécanismes neuro-immunologiques impliqués dans les troubles psychiatriques constituera un atout majeur pour la réussite dans ce projet.