Thèse l'Hétérogénéité des Treg dans l'Inflammation du Système Nerveux Central H/F - Doctorat.Gouv.Fr
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Les missions du poste
Établissement : Université de Montpellier École doctorale : Sciences Chimiques et Biologiques pour la Santé Laboratoire de recherche : IRMB - Cellule souches, plasticité cellulaire, régénération tissulaire et immunothérapie des maladies inflammatoires Direction de la thèse : Pascale LOUIS-PLENCE ORCID 0000000177015241 Début de la thèse : 2026-10-01 Date limite de candidature : 2026-05-11T23:59:59 La sclérose en plaques (SEP) et les troubles neuro-inflammatoires apparentés continuent d'exercer un lourd fardeau en termes de morbidité et de mortalité. La chronicité de ces maladies, malgré des mécanismes d'immunorégulation normalement très stricts, notamment ceux imposés par les lymphocytes T régulateurs (Treg), suggère l'existence de mécanismes pathologiques capables de neutraliser ou de détourner ces contraintes. Des travaux antérieurs ont impliqué un dysfonctionnement des cellules Treg comme mécanisme pathologique dans la SEP et dans l'encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE), un modèle murin de la SEP. Cependant, les mécanismes spécifiques qui conduisent à la progression et à la résolution de la maladie restent largement inexplorés. Dans ce contexte, nos résultats révèlent que deux sous-populations indépendantes de cellules Treg contrôlent la pathogenèse de la SEP/EAE. La première est une population pathogène dérivée de l'intestin, caractérisée par l'expression de Notch3. La seconde est une nouvelle population protectrice de cellules Treg résidentes du système nerveux central (SNC), caractérisée par l'expression de NPY1R. Cette proposition avance des hypothèses précises visant à comprendre le rôle critique des voies de signalisation Notch et NPY dans la perturbation de la tolérance neuro-immunitaire, ainsi que les mécanismes impliqués. Dans ce projet, nous éluciderons d'abord les mécanismes dépendants du microbiote qui induisent l'expression de Notch3 dans les cellules Treg intestinales, ainsi que ceux impliqués dans leur migration vers le SNC. Ensuite, nous étudierons le rôle des cellules Treg NPY1R+ dans le SNC à l'état basal et au cours de l'EAE. Enfin, nous analyserons le rôle des différentes sous-populations de cellules Treg dans les processus de remyélinisation.
Ce projet vise à répondre à une question encore non résolue : pourquoi les cellules Treg chez les patients atteints de SEP sont-elles moins fonctionnelles que chez les individus sains, et comment leurs fonctions protectrices ou pathogènes peuvent-elles être modulées ? Ces questions cruciales n'ont pas encore été explorées. Nos recherches mettront en lumière des mécanismes fondamentaux par lesquels le détournement des fonctions des cellules Treg contribue à l'inflammation du SNC et ouvriront la voie à une meilleure compréhension de la pathogenèse de la SEP et des troubles neuro-inflammatoires associés, menant potentiellement à des thérapies plus efficaces.
La sclérose en plaques (SEP) et les troubles neuro-inflammatoires apparentés continuent d'exercer un lourd fardeau en termes de morbidité et de mortalité. La chronicité de ces maladies, malgré des mécanismes d'immunorégulation normalement très stricts, notamment ceux imposés par les cellules T régulatrices (Treg), suggère l'existence de mécanismes pathologiques capables de neutraliser ou de détourner ces contraintes. Des travaux antérieurs ont impliqué un dysfonctionnement des cellules Treg comme mécanisme pathologique dans la SEP et dans l'encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE), un modèle murin de la SEP. Cependant, les mécanismes spécifiques qui conduisent à la progression et à la résolution de la maladie restent largement inexplorés Ce projet vise à répondre à une question encore non résolue : pourquoi les cellules Treg chez les patients atteints de SEP sont-elles moins fonctionnelles que chez les individus sains, et comment leurs fonctions protectrices ou pathogènes peuvent-elles être modulées ? Ces questions cruciales n'ont pas encore été explorées. Nos recherches mettront en lumière des mécanismes fondamentaux par lesquels le détournement des fonctions des cellules Treg contribue à l'inflammation du SNC et ouvriront la voie à une meilleure compréhension de la pathogenèse de la SEP et des troubles neuro-inflammatoires associés, menant potentiellement à des thérapies plus efficaces. Cytométrie en flux multiparamétrique, Cell-sorting, qPCR, Purification cellulaire, Culture Cellulaire, ELISA, Expérimentation animale, Analyse transcriptomique, Immunohistochimie
Le profil recherché
Le profil recherché pour ce projet doctoral correspond à un candidat disposant de bases approfondies en immunologie, en biologie cellulaire ou en biotechnologies. Une expérience pratique des approches expérimentales, telles que la manipulation de cultures cellulaires, les analyses d'immunophénotypage et les modèles animaux, constituera un atout important. Le futur doctorant devra également démontrer un bon sens de l'organisation, une grande rigueur dans la conduite des expériences ainsi qu'une capacité à mener ses travaux de manière autonome. Enfin, l'aptitude à évoluer au sein d'équipes interdisciplinaires et à contribuer à des projets collaboratifs, ainsi que des compétences en analyse et en conception d'expériences, seront particulièrement appréciées.