Thèse Caractérisation des Régimes de Feux en Méditerranée Apport des Données Plurimillénaires pour les Projections à l'Horizon 2100 H/F - Doctorat.Gouv.Fr
- CDD
- Doctorat.Gouv.Fr
Les missions du poste
Établissement : Université de Montpellier École doctorale : GAIA - Biodiversité, Agriculture, Alimentation, Environnement, Terre, Eau Laboratoire de recherche : AMAP - botAnique et Modélisation de l'Architecture des Plantes et des végétations Direction de la thèse : BÉRANGÈRE LEYS Début de la thèse : 2027-09-29 Date limite de candidature : 2026-12-01T23:59:59 Les régions à climat méditerranéen couvrent moins de 5 % des terres émergées mais abritent près de 20 % de la diversité végétale mondiale. Depuis au moins huit millénaires, les écosystèmes méditerranéens ont été façonnés par l'action récurrente du feu, de l'herbivorie et des usages humains, qui ont ensemble favorisé des stratégies adaptatives au feu et maintenu les paysages ouverts et hétérogènes caractéristiques de la région. Comprendre comment ces systèmes ont répondu aux perturbations passées est essentiel pour anticiper leurs trajectoires sous changement global rapide. Le réchauffement et l'assèchement, combinés à la déprise rurale et à l'embroussaillement, ont pour conséquences d'augmenter le nombre et l'intensité des feux de forêt d'aujourd'hui et des années à venir.
Dans ce cadre, cette thèse vise à caractériser les régimes de feux méditerranéens à travers plusieurs échelles de temps et à mobiliser les données plurimillénaires pour contraindre leur projection à l'horizon 2100.
Le projet de thèse mobilisera trois approches complémentaires (instrumentale, paléoécologique et de modélisation) articulées selon un continuum du passé - présent - futur. Il s'organise autour de trois objectifs :
1) Synthétiser et caractériser les régimes de feux récents. Caractériser l'évolution du nombre de feux, des surfaces brûlées et des types d'habitats touchés au cours des cinquante dernières années à partir de produits de télédétection et de bases de données nationales (MODIS, BDIFF, Prométhée), et comparer la pertinence de différents indices de danger de feu (FWI et alternatives, notamment les indices de sécheresse) pour rendre compte de l'activité de feu méditerranéenne observée.
2) Reconstituer les paléofeux et la paléovégétation. Reconstituer l'activité des feux (charbons de bois) et la dynamique de la végétation (pollens) au cours de l'Holocène sur deux sites contrastés, le Marais des Baux et le Caroux, afin de fournir une ligne de base de long terme à l'aune de laquelle évaluer les régimes récents et projetés.
3) Projeter le risque incendie à l'horizon 2100. Projeter l'aléa incendie sur l'ensemble de la zone d'étude à partir des projections climatiques du GIEC. Perspectives : modéliser l'effet de ces régimes de feux futurs sur la végétation actuelle à l'aide de modèle dynamique de végétation comme LandClim.
L'articulation de ces trois volets permettra de dépasser une vision statique et bornée à l'instrumental des feux méditerranéens, et de démontrer comment la profondeur des archives paléoécologiques peut informer nos attentes vis-à-vis d'un futur plus chaud et plus inflammable.
Les régions méditerranéennes abritent près de 20 % de la diversité végétale mondiale sur moins de 5 % des terres émergées. Leurs paysages ont été façonnés depuis des millénaires par le feu, l'herbivorie et les usages humains. Or le réchauffement, l'assèchement, la déprise rurale et l'embroussaillement augmentent aujourd'hui l'aléa incendie. - Caractériser les régimes de feux récents (nombre de feux, surfaces brûlées, habitats touchés sur environ 50 ans) à partir de MODIS et BDIFF, et comparer la pertinence de différents indices de feux (ex : FWI).
- Reconstituer l'activité des feux et la dynamique de la végétation au cours de l'Holocène sur deux sites (Marais des Baux et Caroux), pour fournir une ligne de base de long terme.
- Projeter l'aléa incendie à l'horizon 2100 à partir des scénarios climatiques du GIEC, avec en perspective l'effet des régimes de feux futurs sur la végétation via un modèle dynamique (LandClim).
Volet 1 : traitement de données satellitaires et de bases nationales (MODIS, BDIFF...). Calcul d'indices de feux.
- Volet 2 : Analyses paléoécologiques (datation, analyses charbons)
- Volet 3 : Calibration indices de feux. Utilisation d'indices de feux pertinents à partir des projections climatiques du GIEC. Perspectives : couplage avec LandClim.
Dans ce cadre, cette thèse vise à caractériser les régimes de feux méditerranéens à travers plusieurs échelles de temps et à mobiliser les données plurimillénaires pour contraindre leur projection à l'horizon 2100.
Le projet de thèse mobilisera trois approches complémentaires (instrumentale, paléoécologique et de modélisation) articulées selon un continuum du passé - présent - futur. Il s'organise autour de trois objectifs :
1) Synthétiser et caractériser les régimes de feux récents. Caractériser l'évolution du nombre de feux, des surfaces brûlées et des types d'habitats touchés au cours des cinquante dernières années à partir de produits de télédétection et de bases de données nationales (MODIS, BDIFF, Prométhée), et comparer la pertinence de différents indices de danger de feu (FWI et alternatives, notamment les indices de sécheresse) pour rendre compte de l'activité de feu méditerranéenne observée.
2) Reconstituer les paléofeux et la paléovégétation. Reconstituer l'activité des feux (charbons de bois) et la dynamique de la végétation (pollens) au cours de l'Holocène sur deux sites contrastés, le Marais des Baux et le Caroux, afin de fournir une ligne de base de long terme à l'aune de laquelle évaluer les régimes récents et projetés.
3) Projeter le risque incendie à l'horizon 2100. Projeter l'aléa incendie sur l'ensemble de la zone d'étude à partir des projections climatiques du GIEC. Perspectives : modéliser l'effet de ces régimes de feux futurs sur la végétation actuelle à l'aide de modèle dynamique de végétation comme LandClim.
L'articulation de ces trois volets permettra de dépasser une vision statique et bornée à l'instrumental des feux méditerranéens, et de démontrer comment la profondeur des archives paléoécologiques peut informer nos attentes vis-à-vis d'un futur plus chaud et plus inflammable.
Les régions méditerranéennes abritent près de 20 % de la diversité végétale mondiale sur moins de 5 % des terres émergées. Leurs paysages ont été façonnés depuis des millénaires par le feu, l'herbivorie et les usages humains. Or le réchauffement, l'assèchement, la déprise rurale et l'embroussaillement augmentent aujourd'hui l'aléa incendie. - Caractériser les régimes de feux récents (nombre de feux, surfaces brûlées, habitats touchés sur environ 50 ans) à partir de MODIS et BDIFF, et comparer la pertinence de différents indices de feux (ex : FWI).
- Reconstituer l'activité des feux et la dynamique de la végétation au cours de l'Holocène sur deux sites (Marais des Baux et Caroux), pour fournir une ligne de base de long terme.
- Projeter l'aléa incendie à l'horizon 2100 à partir des scénarios climatiques du GIEC, avec en perspective l'effet des régimes de feux futurs sur la végétation via un modèle dynamique (LandClim).
Volet 1 : traitement de données satellitaires et de bases nationales (MODIS, BDIFF...). Calcul d'indices de feux.
- Volet 2 : Analyses paléoécologiques (datation, analyses charbons)
- Volet 3 : Calibration indices de feux. Utilisation d'indices de feux pertinents à partir des projections climatiques du GIEC. Perspectives : couplage avec LandClim.
Le profil recherché
Master (ou équivalent Bac +5) en écologie, paléoécologie ou sciences de l'environnement. Bonne maîtrise des outils statistiques (R), aisance rédactionnelle en français et en anglais. Une expérience de laboratoire (charbons), d'analyse spatiale/télédétection (SIG) ou de modélisation sera appréciée.
Compétences requises
- Gestion des données
- Anglais
- Logiciels d'analyses statistiques
- Français